Smartphones, ordinateurs portables, écouteurs, aspirateurs, batteries externes… Les batteries lithium-ion sont présentes dans une grande partie des équipements utilisés chaque jour. Pourtant, les précautions qui devraient accompagner leur recharge ne sont pas toujours appliquées. Selon une étude OpinionWay pour Assurance Prévention, 91 % des Français adoptent fréquemment au moins un comportement considéré comme à risque. Recharge pendant la nuit, appareil utilisé lorsqu'il est branché ou chargeur différent de celui d'origine : plusieurs habitudes sont aujourd'hui très répandues.
- 91 % des Français déclarent adopter fréquemment au moins un comportement à risque avec leurs appareils à batterie lithium-ion.
- 77 % utilisent au moins occasionnellement un appareil lorsqu'il est en charge.
- 62 % laissent parfois ou plus souvent un appareil branché pendant la nuit.
- 55 % ont recours au moins parfois à un chargeur différent du chargeur d'origine.
- 64 % estiment ne pas être suffisamment informés sur les risques associés à ces batteries.
- Les foyers français possèdent en moyenne 13,2 appareils équipés d'une batterie lithium-ion.
- Que signifie le chiffre de 91 % ?
- Pourquoi l'utilisation pendant la charge est-elle si répandue ?
- La recharge pendant la nuit concerne-t-elle beaucoup de Français ?
- Les chargeurs d'origine sont-ils systématiquement utilisés ?
- Dans quelles conditions les appareils sont-ils rechargés ?
- Les Français connaissent-ils réellement les risques ?
- Les incidents liés aux batteries sont-ils fréquents ?
- Combien de batteries trouve-t-on dans les foyers ?
- Que deviennent les batteries en fin de vie ?
- Quels enseignements retenir ?
91 % des Français concernés par au moins une pratique à risque
Le principal enseignement de l'étude tient moins à une habitude particulière qu'à leur accumulation. 91 % des personnes interrogées déclarent réaliser fréquemment au moins l'un des comportements classés comme à risque dans l'enquête.
Dans le détail, 6 % adoptent au moins un de ces comportements uniquement de manière occasionnelle et seulement 3 % déclarent n'en réaliser aucun.
91 %
des Français ont au moins un comportement à risque réalisé « souvent » ou « toujours » avec leurs appareils équipés de batteries lithium-ion.
Cette proportion montre que le sujet dépasse largement quelques usages isolés. Il concerne presque tous les utilisateurs d'appareils rechargeables.
Qu'appelle-t-on ici un « comportement à risque » ?
Dans l'étude OpinionWay, un comportement est considéré comme fréquent lorsqu'au moins l'une des pratiques étudiées est déclarée « souvent » ou « toujours ». Les personnes déclarant uniquement des pratiques réalisées « parfois » sont classées parmi les comportements occasionnels.
Utiliser son appareil pendant sa recharge : une pratique devenue banale
Parmi les habitudes étudiées, l'utilisation d'un appareil lorsqu'il est branché figure parmi les plus répandues. 77 % des Français déclarent le faire au moins parfois.
La pratique est même régulière pour une part importante de la population : 31 % indiquent utiliser souvent ou toujours leurs appareils pendant leur recharge.
Cette situation peut notamment concerner le smartphone : appels, vidéos, navigation Internet ou consultation d'applications se poursuivent facilement même lorsque le téléphone est connecté au secteur.
77 %
des répondants utilisent au moins parfois leurs appareils pendant leur recharge.
Ce comportement prend davantage d'importance lorsque l'on considère le nombre d'équipements possédés. Une même personne peut être amenée à recharger quotidiennement un téléphone, un ordinateur, des écouteurs, une montre ou encore une batterie externe.
Brancher ses appareils avant de dormir reste très fréquent
Autre automatisme particulièrement courant : la recharge nocturne. 62 % des personnes interrogées déclarent laisser au moins parfois leurs équipements en charge pendant la nuit.
Pour 31 %, cette habitude est fréquente, c'est-à-dire réalisée souvent ou systématiquement.
Le mécanisme est simple : brancher son téléphone au coucher permet de disposer d'une batterie chargée au réveil. Mais cette commodité contribue aussi à allonger les périodes pendant lesquelles certains appareils restent connectés sans attention particulière de leur utilisateur.
À distinguer : l'enquête mesure la fréquence des comportements déclarés. Elle ne permet pas d'affirmer qu'une recharge nocturne entraîne systématiquement un incident. Elle indique en revanche que cette pratique fait partie du quotidien d'une majorité d'utilisateurs.
Plus d'un Français sur deux utilise parfois un autre chargeur
Les accessoires circulent facilement d'un appareil à l'autre. Résultat : 55 % des Français déclarent utiliser au moins occasionnellement un chargeur différent de celui fourni à l'origine.
Cette pratique est déclarée souvent ou toujours par 21 % des répondants.
L'étude montre par ailleurs que 82 % des personnes interrogées considèrent qu'une recharge avec le chargeur fourni avec un autre appareil peut constituer une cause d'endommagement d'une batterie.
Idée reçue : « Tous les chargeurs se valent dès lors que la prise correspond »
L'étude montre au contraire que la compatibilité des chargeurs fait partie des sujets identifiés par une large majorité des répondants lorsqu'ils sont interrogés sur les causes possibles d'endommagement des batteries.
Recharge : l'environnement immédiat compte aussi
Les habitudes ne concernent pas seulement le moment ou le chargeur utilisé. L'endroit dans lequel l'appareil est branché intervient également dans les pratiques étudiées.
52 % des Français déclarent recharger au moins parfois leurs équipements à proximité d'objets ou de tissus inflammables. Par ailleurs, 42 % disent laisser occasionnellement ou régulièrement un appareil en charge lorsqu'ils ne sont pas chez eux.
| Pratique observée | Au moins parfois |
|---|---|
| Utiliser l'appareil pendant qu'il se recharge | 77 % |
| Laisser l'appareil branché pendant la nuit | 62 % |
| Utiliser un chargeur autre que celui d'origine | 55 % |
| Recharger près de matières ou objets inflammables | 52 % |
| Laisser un appareil branché en son absence | 42 % |
Les résultats détaillés de l'étude confirment notamment les niveaux de 77 %, 62 % et 55 % pour ces usages. :contentReference[oaicite:2]{index=2}
Une batterie à moins de 20 % : une autre habitude particulièrement répandue
Un chiffre ressort également de l'enquête : 85 % des Français déclarent laisser au moins parfois leurs appareils descendre sous les 20 % de batterie.
Cette pratique est fréquente pour 36 % des répondants. Elle constitue même l'un des comportements récurrents les plus largement déclarés dans l'étude.
Ce résultat illustre un phénomène général : l'usage quotidien des appareils est souvent dicté par leur disponibilité immédiate plutôt que par une gestion attentive de leur batterie.
Des batteries omniprésentes, mais des risques encore mal maîtrisés
La diffusion massive des équipements ne s'accompagne pas nécessairement d'une connaissance équivalente de leur fonctionnement.
Lorsque les répondants évaluent eux-mêmes leur niveau de connaissance des risques liés aux batteries lithium-ion, la note moyenne n'atteint que 4,6 sur 10. 45 % se donnent une note comprise entre 1 et 4, tandis que seulement 13 % situent leur niveau entre 8 et 10. :contentReference[oaicite:3]{index=3}
4,6/10
est la note moyenne attribuée par les Français à leur connaissance des risques liés aux batteries lithium-ion.
Cette perception rejoint une autre donnée de l'enquête : 64 % des Français se considèrent mal informés sur les risques liés à ces batteries, contre 36 % qui estiment être bien informés. :contentReference[oaicite:4]{index=4}
Les principales causes d'endommagement sont toutefois relativement bien identifiées
Le manque d'information déclaré n'empêche pas certaines situations d'être largement reconnues comme susceptibles d'endommager une batterie.
- 93 % citent l'exposition à la chaleur ;
- 88 % évoquent les chocs ;
- 87 % mentionnent l'exposition ou l'infiltration d'eau ;
- 85 % identifient les chutes ;
- 82 % considèrent l'utilisation du chargeur d'un autre appareil comme une cause possible d'endommagement.
Ces résultats montrent que les risques les plus visibles sont relativement bien repérés, même si l'évaluation globale des connaissances reste faible. :contentReference[oaicite:5]{index=5}
12 % ont déjà vécu un incident avec un appareil à batterie
L'étude s'intéresse également à l'expérience directe des utilisateurs. 12 % des Français déclarent avoir déjà vécu un incident impliquant un appareil sans fil équipé d'une batterie lithium-ion. :contentReference[oaicite:6]{index=6}
12 %
des Français interrogés indiquent avoir déjà connu personnellement un incident avec ce type d'appareil.
Le téléphone portable arrive en première position parmi les équipements concernés par les incidents déclarés, avec 37 % des réponses parmi les personnes ayant connu un incident. L'ordinateur portable arrive ensuite à 21 %, devant la batterie externe à 12 %.
Les incidents surviennent par ailleurs principalement dans le logement : 64 % des personnes concernées indiquent que l'événement s'est produit à leur domicile. :contentReference[oaicite:7]{index=7} :contentReference[oaicite:8]{index=8}
Attention à l'interprétation : le terme « incident » couvre plusieurs situations. Les 12 % ne correspondent donc pas uniquement à des incendies. Parmi les répondants ayant subi un incident, 21 % indiquent néanmoins qu'un incendie ou un début d'incendie s'est déclenché.
13,2 appareils équipés de batteries lithium-ion en moyenne
La fréquence de ces comportements s'explique aussi par le nombre considérable de batteries présentes autour de nous.
Les foyers interrogés déclarent posséder en moyenne 13,2 appareils équipés d'une batterie lithium-ion. Le téléphone portable arrive très largement en tête avec un taux de possession de 96 %, suivi par l'ordinateur portable à 83 % et la tablette à 61 %. :contentReference[oaicite:9]{index=9}
Les équipements concernés sont cependant beaucoup plus variés :
- écouteurs ou casques sans fil : 60 % ;
- électroménager sans fil : 60 % ;
- brosse à dents électrique : 56 % ;
- batterie externe : 48 % ;
- enceinte portable : 47 % ;
- montre connectée : 40 %.
13,2 appareils en moyenne : la gestion des batteries lithium-ion ne concerne donc plus seulement le téléphone portable. Recharge, stockage et fin de vie concernent désormais une multitude d'objets présents dans les foyers.
Que font les Français de leurs batteries usagées ?
Les comportements observés ne s'arrêtent pas à l'utilisation des appareils. Leur fin de vie constitue également un enjeu.
56 % des répondants déclarent déposer les appareils ou batteries hors d'usage dans un point de collecte. 34 % les apportent en déchetterie et 21 % en recyclerie.
Mais 15 % déclarent encore jeter les batteries lithium-ion soit dans la poubelle de recyclage, soit avec les ordures ménagères. L'étude précise que ces pratiques sont interdites et dangereuses. :contentReference[oaicite:10]{index=10}
- 91 % adoptent fréquemment au moins un comportement classé à risque dans l'étude.
- 77 % utilisent parfois ou plus souvent leurs appareils pendant la recharge.
- 62 % les laissent parfois ou régulièrement branchés la nuit.
- 55 % utilisent au moins occasionnellement un chargeur différent de celui d'origine.
- 64 % se considèrent mal informés sur les risques.
- 12 % ont déjà vécu un incident avec un appareil à batterie lithium-ion.
- 13,2 appareils équipés de ce type de batterie sont déclarés en moyenne par foyer.
Des gestes ordinaires qui concernent presque toute la population
La principale conclusion de l'enquête tient au contraste entre la généralisation des batteries lithium-ion et le niveau d'attention accordé à leur utilisation.
Les Français vivent entourés d'appareils rechargeables. Avec plus de treize équipements concernés en moyenne par foyer, brancher une batterie fait désormais partie des gestes les plus ordinaires du quotidien.
Dans ce contexte, l'utilisation d'un appareil pendant sa recharge, la recharge nocturne ou l'emploi d'un autre chargeur peuvent facilement devenir des automatismes.
Le chiffre de 91 % souligne ainsi l'ampleur du phénomène : les pratiques identifiées comme à risque par l'étude ne sont pas marginales, mais concernent la quasi-totalité des utilisateurs à des degrés différents. L'enquête relève parallèlement un besoin d'information puisque près des deux tiers des répondants se déclarent encore mal informés sur les risques associés à ces batteries.
Questions fréquentes sur les batteries lithium-ion
Quelle proportion de Français adopte un comportement à risque avec une batterie lithium-ion ?
91 % des personnes interrogées déclarent réaliser fréquemment au moins un des comportements à risque étudiés. 6 % n'en adoptent qu'occasionnellement et 3 % n'en déclarent aucun.
Combien de Français utilisent leur téléphone ou leur appareil pendant la recharge ?
77 % déclarent utiliser au moins parfois un appareil équipé d'une batterie lithium-ion pendant qu'il est branché. 31 % disent le faire souvent ou toujours.
La recharge pendant la nuit est-elle répandue ?
Oui. 62 % des Français déclarent laisser au moins parfois un appareil en charge pendant la nuit. La pratique est fréquente pour 31 % des répondants.
Combien utilisent un chargeur différent de celui d'origine ?
55 % des répondants déclarent le faire au moins occasionnellement et 21 % souvent ou toujours.
Les Français se sentent-ils bien informés sur les batteries lithium-ion ?
Non pour une majorité d'entre eux. 64 % se considèrent mal informés sur les risques liés aux batteries lithium-ion, et leur niveau de connaissance est évalué en moyenne à 4,6/10.
Combien de Français ont déjà vécu un incident avec une batterie lithium-ion ?
12 % des personnes interrogées déclarent avoir déjà rencontré un incident avec un appareil sans fil équipé d'une batterie lithium-ion.
Combien d'appareils à batterie lithium-ion possède un foyer français ?
L'étude fait apparaître une moyenne de 13,2 appareils par foyer. Le téléphone portable, l'ordinateur portable et la tablette sont les équipements les plus répandus.
Source et méthodologie de l'étude
Étude : Sondage OpinionWay pour Assurance Prévention – « Les Français et les batteries lithium-ion ».
Échantillon : 1 000 personnes représentatives de la population française âgée de 15 ans et plus.
Méthode : échantillon constitué selon la méthode des quotas, notamment selon le sexe, l'âge, la catégorie socioprofessionnelle, la taille d'agglomération et la région de résidence.
Mode de recueil : questionnaire auto-administré en ligne.
Période : interviews réalisées du 3 au 20 avril 2026.
Publication : rapport daté du 28 mai 2026.